Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 14:18

Le vitrail constitue un des arts décoratifs majeurs dans nos églises.

 

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Désignée comme verrière figurée décorative et commémorative, ce vitrail est en verre transparent coloré, soufflé, taillé, peint, grisaillé sur verre et assemblé d'un réseau en plomb. Sa structure est dite en baie libre en arc brisé.

La baie axiale du choeur est la seule baie de l'église pourvue d'une verriere ornée de médaillons historiés et de dimensions non négligeables, environ 5 mètres par 1 mètre 10.

La lancète est ornée de cinq médaillons historiés entourés de motifs ornementaux. Le médaillon supérieur représente l'agneau aux sept sceaux accompagné de cinq chandeliers.

Le deuxième médaillon figure trois encensoirs. Sur le troisième médaillon est représenté le Christ en Croix entre deux anges.

Sur le quatrième médaillon, un casque fiché sur une épée entouré de palmes est accompagné de la dédicace "Mort sur le front en 1914". Le dernier médaillon représente Saint Jean l'Evangéliste assis tenant le Christ mort dans ses bras.

La verrière n'est pas signée, ni datée, mais elle se situe parmi les verrières commémoratives qui sont venues en nombre orner, à titre privé ou collectif, les baies des églises à l'issue de la Grande Guerre, souvent en remplacement de verrières détruites. On peut considérer sa conception dans le premier quart du XXème siècle. 

Selon l'usage, des représentations et symboles religieux se mêlent à une veine patriotique, associant le sacrifice du christ pour son peuple à celui d'un soldat pour sa patrie.

Le quatrième médaillon porte la dédicace à Maurice Dumont, mort pour la France en 1914.

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Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 16:35

L'évolution de l'ameublement et du décor de l'église de Couvrelles n'est pas connue avant le XVIIIème siècle, avec le réaménagement du choeur et de la sacristie.

Après les restaurations de 1843, l'église reçoit un nouveau mobilier dans le troisème quart du XIXème siècle: maître autel, autels secondaires de la Vierge et de Saint Lubin.

 

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Les châtelins du village offrent également plusieurs tableaux à cette époque. Après les dommages de la Première Guerre mondiale, les autels sont réparés ou remplacés et le mobilier complété, tandis qu'une verrière commémorative est posée sur la baie axiale du choeur. Un autel conforme à la nouvelle liturgie a été placé dans la croisée du transept après le Concile de Vatican II.

 

L'Immaculée Conception:

Pour ce tableau, selon l'iconographie traditionnelle, la Vierge est représentée dans le ciel, debout sur le croissant de lune porté par un nuage et foulant aux pieds le serpent, symbole de l'hérésie. Elle est nimbée et couronnée d'étoiles avec la colombe du Saint Esprit. elle est entourée d'anges dont un lui présente un bouquet de lys.

 

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De l'Ecole Française, cette peinture est d'auteur inconnu et a été offerte par Roslin Casimir Charles Juste, baron d'Ivry (donateur), propriètaire du château de Couvrelles.

La doctrine de l'Immaculée Conception de la Vierge, largement favorisée par la réforme catholique après le concile de Trente, a été un sujet d'inspiration particulièrement prisé des artistes du XVIIème siècle.

Il passait alors à tort pour une copie de la célèbre "Immaculée Soult" de Murillo acquise par le Louvre en 1852, aujourd'hui au musée Prado de Madrid.

L'oeuvre s'éloigne pourtant de cette source prestigieuse et trouverait plutôt son modèle parmi les créations de l'Ecole Française du XVIIème siècle. Malgré une certaine raideur dans la posture de la Vierge, les coloris comme le traitement dynamique des anges ne sont pas sans évoquer la manière de Simon Vouet ou de peintres issus de son atelier, comme Charles Poerson.

 

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Ce tableau a été entièrement restauré en 2006, avant de trouver son emplacement actuel au dessus du portail.

 

La Résurection:

 

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  Le tableau aujourd'hui présenté en partie haute à la croisée du transept est en très mauvais état. Cette oeuvre est très menacée.

Toutefois, la scène demeure heureusement identifiable. La figure du Christ ressucité s'élevant au dessus du tombeau avec son étendard, ainsi que l'attitude très expressive des soldats gardant le sépulcre relèvent du manièrisme qui caractérise la peinture française des premières décénnies du XVIIème siècle.

 

Le Christ en croix:

Le grand tableau de très belle facture aurait été donné au milieu du XIXème siècle par la veuve de Georges Mouton, comte et maréchal de Lobau et propriètaire du château de Couvrelles.

 

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Il a longtemps orné le maître autel de l'église. Malgré l'altération de la couche picturale, l'oeuvre marque encore par la grande maîtrise de la composition. L'attitude très recueillie des figures, le chatoiement des couleurs des vêtements (bleu, rouge, jaune) sur fond crépusculaire évoque la manière des grands maîtres de l'Ecole Française du XVIIème siècle (Voeut, Le Sueur, Champaigne) qui ont souvent représenté la Crucifixion dans leurs tableaux, auquel l'oeuvre de Couvrelles fait peut-être référence.

 

Les inscriptions:

 

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Toutes les dalles tumulaires sont aujourd'hui illisibles, sauf celle du plus ancien fermier de la ferme de la Siège, replacée sur un pillier en 1924. 

Cagniard nous a conservé cinq épitaphes ou fragments d'inscriptions que nous avons eu l'occasion de reproduire. Voici encore celle de la mère d'un curé, qu'on pouvait lire autrefois dans le bas-coté méridional:

CY DEVANT REPOSE LE CORPS DE DEFUNTE JEANNE BOYAU

NATIVE DE SOISSONS VEUVE DE DEFUNT NICOLAS HENNEQUET

DEMEURANT AUDIT SOISSONS LAQUELLE ETANT AGEE DE 73 ANS

EST DECEDEE LE 24 AVRIL 1945.

PRIEZ DIEU POUR SON AME.

 

Plaque funéraire de Jean Dagny:

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La plaque funéraire, encastrée dans un pilier du bas-coté nord, porte l'épitaphe de Jean Dagny, décédé le 10 décembre 1581, qui était laboureur à la ferme de la Siège à Couvrelles, possession de l'abbaye bénédictine Saint Médard de Soissons.

Bien que datée de la fin du XVIème siècle, la plaque présente un caractère archaÏque avec son sommet triangulaire partagé par une croix en relief et l'épitaphe rédigée en écriture gothique.

Voici trois autres inscriptions à découvrir sur le mur du bas-coté nord.

 

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Meuble de la sacristie:

 

Le corps supérieur est en retrait par rapport au corps inférieur sur lequel il est posé. Deux grands placards à battant mouluré à grand cadre encadrent un corps deux fois moins élévé sur lequel ouvrent quatre petits battants moulurés à petit cadre. Le corps inférieur est pourvu de quatre battants, les deux battants centraux ouvrant de façon symétrique sur les tiroirs du chasublier.

 

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Ce meuble en chêne adoptant des formes simples et équilibrées, soulignées par la mouluration chantournée de ses vantaux, permet de le situer parmi les meubles de sacristie produits au milieu du XVIIIème siècle, époque de réaménagement de nombreuses églises.

 

Autres meubles:

 

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Statues et chapitaux:

 

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Fonts baptismaux:

 

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Clôtures d'autel:

 

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Voilà en ce qui concerne en ce qui concerne tous les atouts mobiliers de notre si belle église, sauf un et de taille qui sera traité dans le prochain article: Le Vitrail

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Vendredi 13 janvier 2012 5 13 /01 /Jan /2012 18:05

Couvrelles en automne

 

 

 

 

Le village peut s'enorgueillir de possèder l'une des plus belles églises de la région.

Couvrelles a su conserver l'aspect d'un village du soissonnais, ses maisons vigneronnes posées sur des cellier, ses toits d'ardoises aiguës et ses pignons dentelés.

Même si d'autres agglomérations ont le même aspect, ce qui est unique à Couvrelles, c'est l'incomparable trinité que forment à l'entrée du village, le château Louis XIII en pierres de taille, la petite ferme du XVIII ème siècle et l'élégant clocher du XII et XIII ème siècle.

Huit cents ans d'histoire, heureusement préservés par nos ancêtres et nos contemporains, mais aussi, il faut le souligner par la situation géographique de notre village.

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Depuis la place du château, je vous invite à emprunter la rue de l'église.

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Longer toutes ces vieilles pierres, ces hauts murs et l'étroitesse de la chaussée, nous transporte en quelque sorte aux siècles précèdents.

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Nous voici devant l'église. La nef , flanquée de deux bas-cotés, a été construite au XIIème siècle. Le choeur et le bâti du clocher, sur la troisième travée de la nef, datent du siècle suivant.

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Un portail de la première époque ogivale fut percé sur la façade ouest de l'édifice. Dix colonnettes supportent des voussures. Deux fenêtres en plein cintre surmontées d'une rosace à quatre feuilles s'ouvrent au dessus du portail.

 

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A doite de la façade principale de l'église se dresse une tourelle octogonale couverte de pierres abritant la cage d'un escalier en colimaçon très étroit qui dessert les combles et permet d'accéder au clocher ainsi qu'à l'ancien mécanisme de l'horloge.

  

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Les fenêtres des bas-cotés sont ogivales tandis que celles de la nef sont en plein cintre. La nef n'est décorée à l'extérieur que par une ligne de modillons de forme carrée, taillés en biseau.

 

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Cet ensemble peut paraître austère, s'il n'était couronné par un élégant clocher, s'élevant à 24 mètres de haut, épaulé par huit sveltes contreforts et percé sur chaque face de deux larges baies en tiers-points, divisées par une colonnette et surmontées d'une archivolte décorée qui s'appuie sur des têtes d'hommes ou d'animaux. 

 

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L'entablement qui couronne la tour supporte un double pignon triangulaire qui fait face à l'ouest et à l'est, découpé de rosaces, d'arcades et hérissé de crochet.

 

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A la suite de lézardes qui s'étaient produites dans la face occidentale en 1789, les arcades avaient éte aveuglées par des mur qui ont heureusement disparu en1896. 

 

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La nef est divisée en trois travées séparées par des piliers.

 

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Il n'existe pas de transept et un coeur rectangulaire, moins élevé que la nef, a été construit au XIIIème siècle, probablement à la place d'une abside plus ancienne, comme semble le prouver les chapiteaux romans surmontés de colonnettes gothiques qui reçoivent la retombée des voûtes.

 

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La façade occidentale de la nef est décorée d'une belle galerie formée par cinq arcades en plein cintre que séparent trois colonnes cylindriques trapues, à base carrée et à chapiteau décoré de feuilles grasses.

 

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Le tableau qui figure sur cette vue n'est plus celui actuellement accroché.

 

Je vous livre, au hasard de notre visite, d'autres photos de l'architecture intérieure de notre église:

 

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Les voûtes barlongues sont ornées à l'intersection des nervures de clefs variées. Les fenêtres en plein cintre qui éclairaient la nef ont été aveuglées lors de la construction des bas-cotés. Le choeur est éclairé par deux fenêtres germinées au nord et au sud; le chevet plat est percé d'une longue fenêtre ogivale, ici derrière l'autel.

Au cours des siècles, l'église a été restaurée grâce aux libéralités de la famille Rollin d'Ivry à la fin du du XIXème siécle, puis grâce à celles de la comtesse du Manoir au début du XXème siècle.

Endommagée lors du repli de l'armée allemande au mois d'août 1918, l'église est classée monument historique en 1922.

Elle commence à être restaurée la même année sous la conduite de Lucien Sallez, architecte des monuments historiques, qui intervient sur la façade occidentale, le clocher, le bas-coté nord et le choeur (1922-1923) et la couverture (1924). En 1924 sont mises en place deux nouvelles cloches.

Aujourd'hui, son activité est fort réduite malheureusement et pas toujours pour d'heureux évènements.                                                                                                                                               Le Comité des Fêtes a organisé des concerts durant quelques années et renoncé ensuite devant les coûts importants d'un tel événement, trop importants pour une petite commune de deux cents habitants.

Chorale 15-12-1995

 Le 15 décembre 1995, la commune accueillait les "Petits Chanteurs des Comtes de Champagne".

 

Une belle initiative est aussi à souligner de la part de notre curé Xavier Givert de la paroisse de Notre Dame de la Vesle à Braine, trop souvent converti en V.R.P., tant son territoire est grand. Choisissant de se déplacer dans une commune différente pour y célébrer la messe au cours d'une année, peut-être que les portes de nos églises ne resteront plus aussi closes et feront retentir un doux grincement de vieilles serrures. 

 

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La première de cette belle initiative, le 17 septembre 2009.

 

Comme nous sommes arrivés par la place du château, empruntons le chemin opposé pour quitter provisoirement cet endroit, sans oublier de nous retourner pour découvrir notre charmante église, non pas entre de vieilles pierres, mais au milieu de la verdure: un autre écrin digne de ce bel édifice.

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Lundi 5 décembre 2011 1 05 /12 /Déc /2011 12:07

 Notre Saint Patron, Saint Lubin, naquit sous le règne de Clovis à la fin du Vème siècle, près de Poitiers, dans une famille d'agriculteurs. 

Saint Lubin 1 Il gardait les boeufs de ses parents quand il rencontra un moine de Nouaillé, Novigile, auquel il demanda d'écrire les lettres de l'alphabet sur sa ceinture pour qu'il pût les apprendre. Ayant ainsi appris à lire et à écrire, encouragé par son père, il entra à l'abbaye de Ligugé dont il devint règlementaire et cellérier, tout en continuant à étudier,

 singulièrement la nuit, où il voilait la fenêtre de sa cellule pour ne pas déranger le sommeil de ses frères.

Après huit ans de vie monastique, il obtint, sur les conseils du diacre Nileffus, la permission d'aller dans le Perche pour visiter le saint ermite Avite près duquel il rencontra le diacre Calais qui lui conseilla de ne pas s'attacher à une église particulière, ni d'entrer dans un petit monastère.

Lubin conçu le projet d'imiter saint avite en se retirant dans quelque solitude, mais le saint ermite lui conseilla d'attendre encore quelques temps dans un cloître avant de s'y résoudre. Lubin, sur la route du monastère de Lérins, rencontra un moine de cette abbaye qui le dissuada de s'y présenter et l'emmena à l'abbaye de Javoux, puis à l'abbaye de l'Ile-Barbe, près de Lyon, où il demeura cinq ans.

Qaund les fils de Clovis eurent vaincu les Burgondes, leurs soldats envahirent l'abbaye de l'Ile-Barbe où Lubin était resté seul, avec un vieux moine. Il fut torturé et laissé pour mort par les pillards qui, sans succès, voulaient obtenir qu'il leur révélât où se trouvait le trésor de l'abbaye.

Rétabli, il quitta le Lyonnais et, avec Eurphrone et Rustique, rencontrés sur la route, il revint se mettre sous la direction de saint Avite et fut cellérier de la communauté. Après la mort de saint Avite (530), ils se retirèrent dans le désert de Charbonnières, dans la forêt de Montmirail, aux confins de la Beauce et du Maine où ils passèrent cinq ans.

 

L'évêque Ethérius de Chartres, connaissant la réputation de sainteté de Lubin qui avait miraculeusement arrêté un ouragan et un incendie, l'ordonna diacre et l'établit abbé du monastère de Brou où, devenu prête, il continuait à

Saint Lubin 2

faire des miracles. En 536, le saint évêque d'Angers, Aubin, l'emmena avec lui pour visiter saint Césaire d'Arles; de nouveau, Lubin fut attiré par l'abbaye de Lérins mais saint Césaire lui réaffirmant qu'il n'avait pas le droit d'abandonner une communauté dont l'évêque lui avait confié la charge, il retourna à Brou.

A la mort de l'évêque Ethérius (544), Lubin fut, contre sa volonté, élu évêque de Chartres, avec le consentement du roi Childebert.  

Quelques évêques objectaient que saint Lubin, ayant souffert pendant douze ans d'un cancer au nez, était resté quelque peu défiguré, le Roi et les Chartrains restèrent inébranlables dans leur choix mais durent recourir à la ruse pour triompher de la modestie de l'élu. On lui demanda d'envoyer un de ses moines digne de l'épiscopat et de l'accompagner; il accepta volontiers et quand ils furent arrivés à Chartres, les électeurs apprirent à Lubin que leur choix s'était porté sur lui. L'élu se récria, mais un moine lui raconta qu'il avait vu en songe, la nuit précédente, le sol de sa cellule couvert de noix dont l'écorce avait été enlevée, ce qui signifiait que, devenu évêque, Lubin s'empresserait de dépouiller l'écorce de son austérité pour donner à ses fidèles le doux nectar de la foi.

Saint Lubin fut un évêque attentif qui, après avoir organisé le service divin dans sa cathédrale confiée dit-on à soixante-douze chanoines, visita maintes fois son diocèse. Les miracles se succédèrent et rendirent saint Lubin fort recommandable, car il n'y eu point de malades dans son diocèse qu'il ne guérît. Par sa seule prière, il remit en santé un hydropique désespéré des médecins, un aveugle, une fille possédée du malin esprit etc... Par le signe de la croix, il éteignit un grand incendie qui s'était allumé dans Paris. Par ce même signe redoutable, il détourna de la campagne voisine un horrible tourbillon qui ravageait les champs alentours. Il ressucita même une jeune fille de Châteaudun et la rendit en pleine santé à son père.  

Les sept dernières années de la vie de saint Lubin furent affligées d'une longue maladie qui ne l'empécha pas de continuer ses visites pastorales ni de participer au cinquième concile d'Orléans (28 octobre 549) et au second concile de Paris (552).

Il mourut le 14 mars 557 et fut inhumé dans l'église Sain-Martin du Val, dans les faubourg de Chartres.

Saint Lubin 3                                     Statue de Saint Lubin visible dans la sacristie de l'église de Couvrelles. 

 

Pendant les guerres de religion, les protestants profanèrent  son tombeau, brûlèrent ses ossements et dispersèrent les cendres au gré du vent. La châsse de la cathédrale de Chartres où l'on conservait sa tête, fut détruite par les révolutionnaires, mais la relique fut épargnée et déposée plus tard dans l'église Saint-Nicolas de Blois. L'église de Blois qui lui était dédiée a disparu depuis de nombreux siècles, mais la rue où elle s'élevait a gardé son nom.

Saint Lubin qui est naturellement un des nombreux patrons de Chartres, est aussi celui de Pithiviers, de Suèvres, de la ville normande de Rouvray ainsi que de la commune de Couvrelles.           

                                                                                                                                                           

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Samedi 19 novembre 2011 6 19 /11 /Nov /2011 14:19

Avant de consacrer plus de temps et de précision à l'architecture et à la visite de notre église, je vous livre pêle-mêle et sans commentaire,  les photos anciennes que je possède dans mes archives.

 

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