Lundi 5 décembre 2011 1 05 /12 /Déc /2011 12:07

 Notre Saint Patron, Saint Lubin, naquit sous le règne de Clovis à la fin du Vème siècle, près de Poitiers, dans une famille d'agriculteurs. 

Saint Lubin 1 Il gardait les boeufs de ses parents quand il rencontra un moine de Nouaillé, Novigile, auquel il demanda d'écrire les lettres de l'alphabet sur sa ceinture pour qu'il pût les apprendre. Ayant ainsi appris à lire et à écrire, encouragé par son père, il entra à l'abbaye de Ligugé dont il devint règlementaire et cellérier, tout en continuant à étudier,

 singulièrement la nuit, où il voilait la fenêtre de sa cellule pour ne pas déranger le sommeil de ses frères.

Après huit ans de vie monastique, il obtint, sur les conseils du diacre Nileffus, la permission d'aller dans le Perche pour visiter le saint ermite Avite près duquel il rencontra le diacre Calais qui lui conseilla de ne pas s'attacher à une église particulière, ni d'entrer dans un petit monastère.

Lubin conçu le projet d'imiter saint avite en se retirant dans quelque solitude, mais le saint ermite lui conseilla d'attendre encore quelques temps dans un cloître avant de s'y résoudre. Lubin, sur la route du monastère de Lérins, rencontra un moine de cette abbaye qui le dissuada de s'y présenter et l'emmena à l'abbaye de Javoux, puis à l'abbaye de l'Ile-Barbe, près de Lyon, où il demeura cinq ans.

Qaund les fils de Clovis eurent vaincu les Burgondes, leurs soldats envahirent l'abbaye de l'Ile-Barbe où Lubin était resté seul, avec un vieux moine. Il fut torturé et laissé pour mort par les pillards qui, sans succès, voulaient obtenir qu'il leur révélât où se trouvait le trésor de l'abbaye.

Rétabli, il quitta le Lyonnais et, avec Eurphrone et Rustique, rencontrés sur la route, il revint se mettre sous la direction de saint Avite et fut cellérier de la communauté. Après la mort de saint Avite (530), ils se retirèrent dans le désert de Charbonnières, dans la forêt de Montmirail, aux confins de la Beauce et du Maine où ils passèrent cinq ans.

 

L'évêque Ethérius de Chartres, connaissant la réputation de sainteté de Lubin qui avait miraculeusement arrêté un ouragan et un incendie, l'ordonna diacre et l'établit abbé du monastère de Brou où, devenu prête, il continuait à

Saint Lubin 2

faire des miracles. En 536, le saint évêque d'Angers, Aubin, l'emmena avec lui pour visiter saint Césaire d'Arles; de nouveau, Lubin fut attiré par l'abbaye de Lérins mais saint Césaire lui réaffirmant qu'il n'avait pas le droit d'abandonner une communauté dont l'évêque lui avait confié la charge, il retourna à Brou.

A la mort de l'évêque Ethérius (544), Lubin fut, contre sa volonté, élu évêque de Chartres, avec le consentement du roi Childebert.  

Quelques évêques objectaient que saint Lubin, ayant souffert pendant douze ans d'un cancer au nez, était resté quelque peu défiguré, le Roi et les Chartrains restèrent inébranlables dans leur choix mais durent recourir à la ruse pour triompher de la modestie de l'élu. On lui demanda d'envoyer un de ses moines digne de l'épiscopat et de l'accompagner; il accepta volontiers et quand ils furent arrivés à Chartres, les électeurs apprirent à Lubin que leur choix s'était porté sur lui. L'élu se récria, mais un moine lui raconta qu'il avait vu en songe, la nuit précédente, le sol de sa cellule couvert de noix dont l'écorce avait été enlevée, ce qui signifiait que, devenu évêque, Lubin s'empresserait de dépouiller l'écorce de son austérité pour donner à ses fidèles le doux nectar de la foi.

Saint Lubin fut un évêque attentif qui, après avoir organisé le service divin dans sa cathédrale confiée dit-on à soixante-douze chanoines, visita maintes fois son diocèse. Les miracles se succédèrent et rendirent saint Lubin fort recommandable, car il n'y eu point de malades dans son diocèse qu'il ne guérît. Par sa seule prière, il remit en santé un hydropique désespéré des médecins, un aveugle, une fille possédée du malin esprit etc... Par le signe de la croix, il éteignit un grand incendie qui s'était allumé dans Paris. Par ce même signe redoutable, il détourna de la campagne voisine un horrible tourbillon qui ravageait les champs alentours. Il ressucita même une jeune fille de Châteaudun et la rendit en pleine santé à son père.  

Les sept dernières années de la vie de saint Lubin furent affligées d'une longue maladie qui ne l'empécha pas de continuer ses visites pastorales ni de participer au cinquième concile d'Orléans (28 octobre 549) et au second concile de Paris (552).

Il mourut le 14 mars 557 et fut inhumé dans l'église Sain-Martin du Val, dans les faubourg de Chartres.

Saint Lubin 3                                     Statue de Saint Lubin visible dans la sacristie de l'église de Couvrelles. 

 

Pendant les guerres de religion, les protestants profanèrent  son tombeau, brûlèrent ses ossements et dispersèrent les cendres au gré du vent. La châsse de la cathédrale de Chartres où l'on conservait sa tête, fut détruite par les révolutionnaires, mais la relique fut épargnée et déposée plus tard dans l'église Saint-Nicolas de Blois. L'église de Blois qui lui était dédiée a disparu depuis de nombreux siècles, mais la rue où elle s'élevait a gardé son nom.

Saint Lubin qui est naturellement un des nombreux patrons de Chartres, est aussi celui de Pithiviers, de Suèvres, de la ville normande de Rouvray ainsi que de la commune de Couvrelles.           

                                                                                                                                                           

Par couvmenette - Publié dans : Actualité communale, histoire, culture et patrimoi - Communauté : communes de France
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés