Architecture et patrimoine

Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 19:03

Grâce aussi à l'utilisation de clichés provenant de madame Omont, j'ai pu réunir suffisamment de photos pour couvrir nos quatre saisons.

 

Le printemps:

 

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L'été:

 

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L'automne:

 

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L'hiver:

 

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Ce petit voyage d'une année s'achève en nous révèlant tous les aspect de notre petite église.

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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 18:57

Faute de temps et si je veux publier les voeux de notre maire dans un délai raisonnable, ce sujet sera traité avec le plus grand soin prochainement.

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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 17:26

Après avoir emprunté l'étroit escalier en colimaçon contenu dans la tourelle octogonale de la façade principale de notre église; bienvenue dans les combles.

 

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Il ne nous reste plus qu'à atteindre l'emplacement de la troisième travée de la nef pour nous trouver sous le clocher.

 

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Il faut encore gravir une petite échelle en bois quelque peu vétuste, mais surtout recouverte de fientes de pigeons dont quelques cadavres jonchent le sol. Nous voici parmi ces trois demoiselle en priant que l'une d'entre elles ne se mette pas à carillonner à cet instant.

 

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Par contre, je ne sais pas si la bonne cloche héritera de son bon commentaire, mais elles sont bien là toutes les trois et c'est un plaisir de vous les présenter.

 

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La première cloche qui sonne l'heure est reliée à l'horloge. Elle fut baptisée en 1914 Marguerite Emilienne, avec pour marraine Marguerite Oudin et pour parrain Maurice Emile Ferté. Sa devise est: "Je sonne pour Dieu et pour la France".

 

 

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La deuxième cloche fut baptisée en 1925, et se prénome Jeanne Louise. Sa marraine est Paule Prioux née Jeanne de Fresquet et son parrain Louis Hubert Pinta.

Sa devise est: " je sonne pour Dieu et son service".

 

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Enfin, la troisième cloche provient d'un don de Anne Morgan à l'église de Couvrelles en 1921. Elle sonne pour les offices.

 

Autrefois, il n'y a pas si longtemps de cela, le cadran de l'horloge extérieur était commandé par un mécanisme digne des musées aux jours d'aujourd'hui.

 

039-Eglise-photos mobilier

 

Il est resté installé dans les combles de l'église, au titre du souvenir et du patrimoine, mais aujourd'hui, il n'est plus besoin de le remonter toutes les 48 heures et de veiller à sa précision.

 

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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 15:16

On peut ajouter au mobilier religieux quelques chemins de Croix intéressants, comme celui de notre église Saint Lubin.

Il sagit d'un moulage en plâtre datant de 1926 très certainement, adapté d'un chemin de Croix réalisé par Henri Bouchard (1875-1960) pour l'église Saint Martin de Chauny.

Ce sont des éléments en plâtre moulé dont chaque sujet est représenté en bas-relief en décor à fond en cuvette, réservant un cadre. Chaque station porte un médaillon peint avec une croix pattée en partie supérieure du cadre.

Les quatorze scènes représentent les stations traditionnelles de la Passion du Christ.

 

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  Jésus est condamné à mort.                                    Jésus est chargé de sa Croix.

 

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   Jésus tombe sous le poids de sa Croix.                     Jésus rencontre sa Sainte Mère. 

 

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       Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa Croix.                        Sainte Véronique essuie le visage de Jésus.

 

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   Jésus tombe pour la seconde fois.                              Jésus console les femmes de Jérusalem.

 

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   Jésus tombe pour la troisième fois.                                       Jésus est dépouillé de ses vêtements.

 

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      Jésus est cloué sur la Croix.                                       Jésus meurt sur la Croix.

 

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   Jésus descendu de sa Croix est remis à sa mère.           Jésus est mis au tombeau.

 

On retrouve dans chaque scène les figures simples et amples, caractéristique du sculpteur, qui parviennent à s'adapter aux contraintes du cadre.

 

Henri Bouchard:

 

Le sculpteur Henri Bouchard a produit plus de 1000 oeuvres différentes.

Né en 1875 à Dijon d'un père menuisier et d'une mère couturière, après avoir été apprenti chez un décorateur ornementaliste et après avoir suivi des cours à l'école nationale supérieure des Arts Décoratifs, il entre à l'école des Beaux Arts de Paris en 1895.

 

016-Eglise-chemin de croix-Henri Bouchard 015-Eglise-chemin de croix-Henri Bouchard

 

Henri Bouchard obtient en 1899 le second Prix de Rome, puis en 1901 le premier Grand Prix. De 1902 à 1906, il est pesionnaire à la Villa Médicis de Rome et sculpte la vie des paysans et des petites gens au travail.

Henri Bouchard est professeur à l'académie Jullian de 1922 à 1927, puis aux Beaux Arts de Paris à partir de 1928. Il devient Président de l'Académie des Beaux Arts en 1936, puis Président des Artistes Français en 1941.

 

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Cette année là, accompagné de plusieurs artistes, il se rend en Allemagne à l'invitation du régime nazi dont il glorifie "la vie presque féerique" des "enfants chéris de la nation". Ses sympathies pour le régime nazi lui valent d'être révoqué de son poste de professeur à la Libération.

Henri Bouchard aborde dans ses oeuvres tous les genres de la sculpture. Son talent, inspiré de la tradition romane, a su conquérir l'estime d'historiens et de critiques d'art. 

Il s'éteint à Paris en 1960 à l'age de 85 ans, laissant derrière lui un atelier garni de nombreuses esquisses, plâtres et sculptures.

 

 

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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 14:18

Le vitrail constitue un des arts décoratifs majeurs dans nos églises.

 

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Désignée comme verrière figurée décorative et commémorative, ce vitrail est en verre transparent coloré, soufflé, taillé, peint, grisaillé sur verre et assemblé d'un réseau en plomb. Sa structure est dite en baie libre en arc brisé.

La baie axiale du choeur est la seule baie de l'église pourvue d'une verriere ornée de médaillons historiés et de dimensions non négligeables, environ 5 mètres par 1 mètre 10.

La lancète est ornée de cinq médaillons historiés entourés de motifs ornementaux. Le médaillon supérieur représente l'agneau aux sept sceaux accompagné de cinq chandeliers.

Le deuxième médaillon figure trois encensoirs. Sur le troisième médaillon est représenté le Christ en Croix entre deux anges.

Sur le quatrième médaillon, un casque fiché sur une épée entouré de palmes est accompagné de la dédicace "Mort sur le front en 1914". Le dernier médaillon représente Saint Jean l'Evangéliste assis tenant le Christ mort dans ses bras.

La verrière n'est pas signée, ni datée, mais elle se situe parmi les verrières commémoratives qui sont venues en nombre orner, à titre privé ou collectif, les baies des églises à l'issue de la Grande Guerre, souvent en remplacement de verrières détruites. On peut considérer sa conception dans le premier quart du XXème siècle. 

Selon l'usage, des représentations et symboles religieux se mêlent à une veine patriotique, associant le sacrifice du christ pour son peuple à celui d'un soldat pour sa patrie.

Le quatrième médaillon porte la dédicace à Maurice Dumont, mort pour la France en 1914.

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